Intervention de Jean-Paul Nozière au Collège François Truffaut

28 janvier 2013

Intervention de Jean-Paul Nozière au Collège François Truffaut (Strasbourg)

Rencontre d'écrivains 2013 dans l'Académie de Strasbourg

 

Collège François Truffaut, 67200 Strasbourg

Lecture et rencontre pédagogique autour de l'écriture avec des élèves du collège.
Deux classes de 4e et de 3e du collège François Truffaut rencontrent Jean-Paul Nozière, auteur prolifique, dont l'aventure littéraire a débuté au début des années 1980. Tout d'abord professeur-documentaliste et professeur de géographie au collège, l'auteur d'Un été 58 ou d'Un été algérien se consacre depuis 2003 exclusivement à l'écriture.
Une longue carrière d'auteur parsemée de nombreux prix littéraires, de déplacements en France ou à l'étranger pour présenter ses livres et participer à une multitude de salons caractérise cet auteur souvent catalogué « jeunesse », pourtant abusivement, puisque Nozière revendique aussi, sur son site, de nombreux ouvrages pour un public adulte, notamment des romans policiers prenant pour cadre le milieu provincial. En effet, l'auteur de Je vais tuer mon papa se dit passionné par le genre policier, jugeant l'écriture de romans policiers ou de romans noirs « beaucoup plus difficile que l’écriture d’un roman classique » et expliquant que « l’auteur n’a pas droit à l’erreur. Vous devez tenir tous les fils à la fois. Mais quelle jubilation quand vous réussissez à créer une atmosphère, à mener l’intrigue sans vous égarer, à vous prendre au jeu, etc… C’est une création très excitante et pas seulement parce que l’auteur dispose du droit de vie et de mort sur ses personnages! »
Les élèves seront invités à dialoguer avec l'auteur et à lui poser des questions. Jean-Paul Nozière de son côté lira quelques extraits de ses œuvres.

© Jean-Paul Nozière 2012
Repères bibliographiques complets En savoir plus sur l'auteur
Jean-Paul Nozière
Jean-Paul Nozière en 2013

Repères biographiques

Jean-Paul Nozière est né à Monay dans la Jura. Après des études d'histoire et de géographie à la faculté des lettres de Dijon, il devient bibliothécaire-documentaliste. Mais l'écriture est pour lui un second métier. Il a publié plus d'une vingtaine de romans chez plusieurs éditeurs. L'un de ses romans, Un été algérien a reçu le prix de la Société des Gens de Lettres en 1990. Depuis quelques temps, Jean-Paul Nozière consacre tout son temps à l'écriture de romans pour adolescents et de romans policiers pour adultes. Auteur d'une soixantaine de titres publiés, dont de nombreux succès pour la jeunesse, Jean-Paul Nozière propose sur son site internet ses différents ouvrages, des articles, des entretiens et un jeu de questions/réponses.

Extrait du site web personnel de Jean-Paul Nozière

« Je suis né en 1943, dans le Jura. Mes parents étaient instituteurs. La première conséquence de ce hasard de la vie a été que je me suis retrouvé à l'école dès que j'ai su marcher. Il n'y avait pas de « nounou » dans le village de trente habitants où je suis né. J'ai donc appris à lire très tôt et très vite. Et je lisais très bien, ce qui me conduisait à lire avec « les grands », alors que les enfants de mon âge lisaient des textes beaucoup plus simples. L'écrit était omniprésent à la maison. J'ai toujours vu les journaux s'empiler sur le buffet de la cuisine. Il y avait des livres partout. La radio jouait un rôle capital (la télévision apparaît quand j'ai 17 ans) : mes parents commentaient l'actualité, nous l'expliquaient à mon frère et à moi, si bien que la politique tenait une grande place dans les discussions de la maison. [...] »

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Maboul à zéro
Maboul à zéro

Œuvres étudiées dans le cadre de la rencontre du lundi 28 janvier 2013

Maboul à zéro

Résumé
Aïcha, 14 ans, sa mère Zohra, son père Karim et son frère aîné Mouloud, 18 ans, partagent une loge de gardienne au collège de Sponge. Sous prétexte d’une épilepsie pourtant guérie, Aïcha préfère travailler par correspondance, et s’apprête à passer son bac à l’âge de 14 ans. Elle est aidée par un prof de français, Dieudonné, qui lui donne des cours particuliers et l’appelle « ma poule », ce qui donne lieu à des commérages. Elle veille sur Mouloud, qui a perdu la raison, se rase le crâne (d’où le titre), et se prend chaque jour pour un joueur de foot célèbre différent. Elle espionne le courrier et les conversations téléphoniques du collège pour y découvrir le racisme quotidien des Spongeois qui se plaignent de la présence de ces « Arabes » un peu spéciaux dans la loge. Elle fait raconter à sa mère son histoire, qu’elle enregistre sur cassette, et l’on apprend peu à peu les causes de son départ d’Algérie, de la folie de son fils et de l’épilepsie d’Aïcha, dont il est d’ailleurs étonnant qu’elle n’ait pas de souvenirs personnels, ayant quitté l’Algérie à 6 ans. En parallèle, les élections de 2002 se déroulent, avec Le Pen au second tour, et les relations avec les Spongeois sont encore plus tendues, par exemple avec la principale du collège, qui les défend, mais conseille quand même à Zohra de changer de poste !

© www.altersexualite.com © Jean-Paul Nozière 2012 Maboul à zéro
Demain ça ira mieux
Demain ça ira mieux
Demain ça ira mieux © Jean-Paul Nozière 2012